Qui doit faire quoi

Le décret du 26 août 1987 répartit clairement les responsabilités. Au locataire l'entretien courant : nettoyage des bouches d'extraction et des entrées d'air, remplacement des filtres sur les systèmes double flux. Au propriétaire les réparations structurelles : remplacement du moteur, du caisson, réparation du réseau de gaines.

Fréquences recommandées

  • Nettoyage des bouches par l'occupant : 2 fois par an (printemps et automne)
  • Contrôle professionnel complet (moteur, caisson, gaines) : tous les 2 à 3 ans
  • Remplacement des filtres (double flux) : 1 à 2 fois par an, plus souvent en zone urbaine

Ce que dit le cadre réglementaire

L'arrêté du 24 mars 1982 impose une aération continue et générale dans tous les logements collectifs neufs. Pour les bâtiments existants construits avant cette date, l'installation d'une VMC n'est pas obligatoire — mais le Règlement Sanitaire Départemental peut, selon les communes, imposer des exigences de ventilation.

Les conséquences d'un manque d'entretien

Une VMC négligée entraîne humidité, condensation sur les vitrages et apparition de moisissures. Un moteur encrassé peut surchauffer, avec un risque d'incendie à la clé — un point que certains assureurs vérifient en cas de sinistre. Sur le plan sanitaire, le Français moyen passe environ 80 % de son temps en intérieur : la mauvaise qualité de l'air intérieur représenterait, selon l'ADEME et l'Observatoire de la qualité des environnements intérieurs, un coût sanitaire de l'ordre de 19 milliards d'euros par an en France.

Notre conseil

Un contrat d'entretien annuel avec un professionnel évite l'essentiel des pannes et prolonge nettement la durée de vie du moteur. Nous le proposons systématiquement en complément de nos installations VMC — mieux vaut un contrôle programmé qu'une panne en plein hiver.